De profonds changements pour la gestion de la protection sociale

La situation des comptes de la protection sociale s’est grandement améliorée au point de pouvoir enfin évoquer un de retour à l’équilibre ce qui n’était plus arrivé depuis 15 ans ! Que ce soit pour les systèmes de retraite et de santé, la lutte contre la pauvreté ou la dépendance, le nombre de réformes en cours ou à venir est conséquent suscitant tout à la fois espoirs, interrogations et craintes. Cependant, un seul point commun à ce jour : l’incertitude.

En effet, c’est un véritable chamboulement dans les modes de gouvernance qui peut alors prendre place. Les régimes spéciaux sont peu à peu intégrés au régime général de sécurité sociale. Place à l’originalité et nouveauté tout en permettant la mise en place de nouveaux procédés alliés aux nouvelles technologies telles que le dossier médical partagé pour un meilleur suivi et une prise en charge ciblée de l’état de santé des personnes.

Cela décloisonne les frontières traditionnelles d’une gouvernance à l’échelle locale, les finances publiques doivent prendre en compte tout à la fois une dimension mutualiste dans une perspective internationale.

C’est-à-dire qu’au delà d’un investissement social sur le secteur médico- social, l’alliance du big data et de la protection sociale est une réelle opportunité pour améliorer l’accès aux droits et aux soins dans leur globalité. La sphère médico-sociale dispose alors d’une identité propre à la fois spécifique et consécutive à la protection sociale alors que cette dernière draine une masse financière considérable votée chaque année à l’occasion d’une loi de finance spécifique.

Cependant ce budget devra tenir compte des évolutions en cours tant sur les financements que sur la forme avec les modes de gouvernance. Car il est indéniable que malgré les difficultés rencontrés, la protection sociale est une valeur constitutionnelle garante de la dignité humaine.

La baisse des aides sociales en général

Du fait de la fusion des aides sociales des aides sociales, ce sont près de 3,5 millions de ménages subiraient une baisse selon une étude tandis que 1,5 millions d’autres se retrouveraient tout bonnement privés d’allocation.

C’est la rédaction du journal « le monde » qui a pu se procurer un rapport confidentiel sur lequel travaille le gouvernement en vue d’annoncer le passage à l’allocation sociale unique qui concerne en réalité un regroupement des prestations dites de solidarité. C’est France Stratégie qui s’était chargée de la mission d’audit permettant de réformer en profondeurs les financements d’aides sociales.

Les premiers écueils avaient d’ailleurs surpris le Président de la République qui avait pris parti de diffuser une vidéo exposant son étonnement des ménages et de leurs difficultés à faire face à leurs besoins quotidiens malgré les aides financières distribuées. Certains ménages renoncent même aux soins et minimums vitaux médicaux sociaux. Le secteur médico social lance l’alerte depuis un moment. C’est pourquoi, le gouvernement assure que le sujet n’est pas encore complètement tranché dans la mesure ou il ne fera pas l’objet de dispositions spécifiques dans le projet de loi de financement de la sécurité sociale 2019.

Cependant, le gouvernement a tout de même prévu d’économiser jusqu’à 60 milliards d’euros sur l’ensemble du quinquennat. La difficulté étant réelle, il est indéniable que de nouvelles dispositions vont voir le jour à commencer par une prise en charge globale par les métropoles des budgets d’action sociale.

La prise en charge financières par les métropoles

«Le secteur de l’aide à domicile se trouve dans une situation financière difficile. Les capacités de ses contributeurs, en particulier des conseils départementaux, sont elles-même en difficulté. Pourtant les besoins de la population vont croissant, 80% des personnes souhaitent demeurer à leur domicile, même une fois entrées dans la dépendance.

L’accompagnement par les pouvoirs publics de cette évolution de fond devrait passer nécessairement par un renforcement des dispositifs de prise en charge Toute la difficulté du secteur tient donc à ce paradoxe : une nécessaire montée en charge de ces dispositifs, face à une situation financière difficile pour un nombre important de collectivités territoriales.


C’est une situation explosive qui ne permet plus d’assurer la pérennité des structures d’aide à domicile qui ont besoin de plus de soutien. De plus le bénéficiaire du service souhaite, quant à lui, conserver le choix de son mode de vie, tout en ne consacrant qu’une part raisonnable de son revenu à cette prise en charge » explique Bernard Bensaid, président de l’association d’aide à domicile amapa.
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C’est pourquoi un changement de gouvernance s’avérait plus que nécessaire via le transfert de compétence aux métropoles dont les finances et capacités d’actions sont accrues du fait d’un rayonnement territorial plus vaste et d’alliances partenariales assurément plus développées et simplifiées telles que le montre la création des récentes agences régionales de la Santé.

L’idée sera alors d’assurer une veille à la croisée des compétences sociales, politiques et surtout médicales en vue de valoriser l’innovation dans le champ de la santé et de l’action sociale avec l’intervention conjointe de professionnels de santé et travailleurs sociaux par exemple.