Réforme des rythmes scolaires : le gouvernement persiste et signe

Depuis 2013, la réforme des rythmes scolaires, initiée par l’ancien ministre français de l’éducation nationale, François Peillon, fait polémique en France. Celle-ci entend rétablir l’ancien calendrier scolaire, soit celui de quatre jours et demi par semaine, à la place de quatre jours dans le but de permettre à l’élève du primaire un apprentissage plus performant dans de meilleures conditions, c’est l’argument qu’avance notamment dans le cadre de cette amélioration.

Quel est le bilan du nouveau calendrier scolaire du primaire français ?

Depuis l’annonce des modifications reliées à la scolarité du primaire en France, maintes villes et collectivités ont adopté ce nouveau calendrier scolaire qui prône le retour à la semaine des quatre jours et demi d’apprentissage en classes primaires. Aujourd’hui, les élus demandent des comptes…

Face à cette modification, il existe deux attentes, l’une financière qui repose sur l’exigence d’un budget permanent permettant de financer le prolongement de la semaine scolaire et l’autre, plus pratique, exige la présentation d’un bilan complet de ces deux années de réforme afin de mesurer les retombées et évaluer le degré d’appréciation pédagogique des bénéfices promis par celle-ci. Rappelant, également que certaines collectivités locales sont allées jusqu’à chercher un financement par le biais de prêts bancaires.

Le refus catégorique d’appliquer la réforme du calendrier scolaire pour certaines collectivités

Si le gouvernement n’a trouvé aucun mal à faire adopter les modifications du calendrier, appelé aussi la réforme des rythmes scolaires, cela a été une mission impossible avec certaines collectivités qui refusent catégoriquement de revenir à l’ancien calendrier scolaire des quatre jours et demi sous prétexte que le gouvernement n’arrive pas à distinguer entre le temps scolaire et périscolaire.

Ce refus est aujourd’hui soutenu par beaucoup de parents d’élèves et par des syndicats, comme celui des inspecteurs de l’éducation nationale, parce qu’il est très critiquable aux yeux de beaucoup de parents et de professeurs du fait qu’il favorise la fatigue et le manque de concentration des élèves en classe.

Avec cette nouvelle fièvre de la réforme du calendrier au primaire, le gouvernement de Manuel Valls est intransigeant pour appliquer la loi dans toutes les communes et les collectivités de France et dans l’attente des promesses de la gauche sur la présentation du rapport sur bilan de la réforme du nouveau calendrier scolaire, ce problème n’est pas prêt d’être résolu.

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